Mi(s)ScellaneaCorine

Mi(s)ScellaneaCorine

prière de

 

 

 

Pétard ! Vous avez remarqué ? On est de plus en plus pressé de conclure avant de commencer ? Les actions se précipitent et s'embrouillent ! Souvent du n'importe quoi. 

 

Ca m'a donné à réfléchir.


 

Un exemple de bon sens, simple, drôle et concret : ne sortez pas sans miroir. Vous êtes bien sûr libres de choisir une vitre si un miroir vous semble un peu "précieux", bien que cela me paraisse moins aisé.

 

Donc prière, si vous tombez sur un corps, tiens, le mien par exemple - on se connaît un peu, c'est moins intimidant - inanimé dans un lieu public ou privé (cheveux châtain-rouge foncés, teint pâle, 1 m 70, dans les 54-55 kg, 56-57 après les fêtes) prière, donc, de placer un miroir au-dessus de mes sensibles babines, plutôt que de quérir les services responsables des autopsies inconsidérément.

On est à l'abri de peu de choses, savez-vous : il suffit qu'un policier soit appelé en dernière minute pour le présumé constat, sans son peigne, son miroir ni sa brosse à dents (avant un roulement de faction vespérale) pour que soit commise une involontaire bévue. Qui plus est si lui prend l'envie de trinquer avec le médecin dépêché à son corps défendant (qu'il inclinait bien plus à culbuter la jolie infirmière du 4ème. Merde alors !) pour "constater" un trépas hâtif. C'est la vie. Il faut bien se remonter le moral. C'est fatiguant, en fin de journée, ces figures éteintes alors que les lumières s'allument. C'est ainsi qu'avec un peu de précipitation, un peu d'alcool et sans miroir, vous êtes déclarée improprement décédée. C'est la vie, mais et ma buée alors ?

 

La fin, on est tous dans la même barque, ça n'est pas si grave, mais la dissection et les recherches in vivo, je ne suis pas fan. Et pourquoi pas les bœufs derrière la charrue ? Non plus !

 

Tandis qu'un brin de calme et miroir permettront :

* de me relever d'un malaise, ou d'une cuite munie de l'intégralité de mes viscères (mes organes seront remis à ceux qui en auront besoin le moment venu),

 

* d'épargner à la science ses sous, son temps et les services d'un ou des expert(s) en Médicolégal,

 

* à un prêtre, plutôt que de s'efforcer de récupérer les avis plus ou moins objectifs sur le cas que j'étais, de préparer les messes qui lui reste à faire pour les quelques fidèles qu'il garde encore sur plusieurs paroisses,

 

lésant, c'est vrai, vous avez raison, les pompes funèbres qui sont en ce jeune 21ème siècle un des seuls corps de métiers à être certains de ne pas connaître le besoin !

 

 

Si jamais par extraordinaire, le pouls, la mydriase, le miroir, la température, les muscles (etc...) confirmaient mon long voyage, j'aimerais bien faire sourire après lui.

 

 

Une des mes suggestion d'épitaphes :  

"l'heure, heure ! Ah c'est malin !" Sourire

 

ou "je crains désormais d'être en retard, merci de faire passer le mot". Sourire

C'est sobre, c'est court et ça tient (il n'y aura pas que moi sous la dalle, il faut savoir partager et dans le respect, sans effacer, ni réveiller l'autre, même si le matelas est bon). 

 

 

Merci pour moi, merci pour tous.

 

                                                Corine

 

 

ps : quand on met au centre de l'action, c'est quand même + marrant

 

 


11/12/2019
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Une goutte le 08/12

 

 

 

Premièrement ce qui me rend heureuse ce 08/12/19 sont les résultats dont on nous fait part au Téléthon. Que la science lutte efficacement contre la souffrance, la détérioration des fonctions physiques et vitales est une joie. 

 

 

****************************

 

 

 

 

 

 

Je n'ai pas eu la chance de m'intéresser à Lennon avant sa disparition. La Grande-Bretagne, la musique pop universelle n'étaient que des mots, auxquels je ne prêtais qu'une oreille très distraite. Ca m'a évité d'en pleurer.
 
J'ai été secouée par la nouvelle sans vraiment la saisir lors de la récré, le 08/12/80. Je comprenais mal la violence adulte à son point le plus imbécile, "ça ne pouvait pas exister" (me disais-je), il devait me manquer un renseignement.
Des points d'interrogation se placèrent en rang assez désordonnés dans mes pensées, je mis mon chapeau figuré par-dessus et la journée se passa sans que je n'y revienne, si je m'en souviens bien. Si j'étais choquée, je n'étais pas bouleversée, ne sachant distinguer son visage de celui de ses anciens "coreligionnaires" dont je connaissais quelques chansons ("All you need is love", "Strawberry fields", ou hum... "Yellow submarine", drôle pour les plus jeunes, mais que j'ai, en tant qu'adulte, du mal à supporter longtemps ! "We all live in a yellow submarine, yellow submarine, yellow" Incertain) Tout juste si je savais qu'ils étaient séparés.
Le lendemain, ces points interrogateurs sous le chapeau n'étaient que des feuilles mortes sans râteau pour les faire disparaître.
 
Après, ben... j'ai connu la musique pop et me suis mise à beaucoup aimer, notamment, bien sûr, les Beatles dont j'ai différencié les personnalités !
 
 
 
Il n'empêche que chaque année, j'aime mettre la vie de John Lennon en priorité le 08/12 avec l'envie de prendre un râteau pour débarrasser les feuilles de l'événement sordide. Une goutte d'illusion au bord d'un abîme de gâchis où elle essaie de ne pas tomber.
Ccrtains artistes des années 60-70 sont plus ou moins oubliés, d'autres non. Il ne l'aurait, j'en suis sûre, jamais été. Jamais muet, jamais blasé, toujours brillant. Un grand enfant doué, curieux, averti, narcissique et drôle.
 
Lennon chantait, nerveux illuminé   "Power to the people"
En 2019, c'est une voix de Suède en colère sans artifice qui nous rappelle l'urgente nécessité du pouvoir que doivent prendre les gens dans un état de catastrophe climatique, du travail que doivent fournir les enfants et les adultes au présent et au futur, afin qu'il y ait un futur et afin que ce même temps proche soit potable. J'ai pensé à lui quand je l'ai entendue la première fois, sauf que là, ce n'est plus de la rigolade.

« The real power belongs to the people ».

 

 

Heureuse est la nostalgie quand elle retrouve sa source.
Je vous souhaite une belle écoute. On ne se refait pas (pas totalement) !
 
                                                        Corine

 


08/12/2019
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Réflexions personnelles, un dernier jour de nov.

 

 

 

* La jeunesse se perd quoi qu'on fasse. L'enfance (si on l'aime) ne se ride qu'au dernier souffle.

 

 

* C'est le dernier qui a parlé qui a raison » ! Mais il y aura toujours un dernier, derrière ! C'est la fatigue de répondre qui gagne. L'objectivité n'y perd rien, ce sont ceux qui la trompe qui se casseront les dents à force d'adultères.

 

 

* On rend beaucoup d’âmes quand même

«  Rendre l’âme », mais qui a prêté à qui ? A notre insu ? La vie copinerait avec les usuriers ? Sans piété ? Incertain pitié ? Je me demande si on ne nous doit pas des intérêts dans cette usure.

 

 

* Les secrets de famille ont la peau dure d'un cuir tanné, sombre et battu par le marteau du silence.

 

 

* Sois fier de toi quand tu réussis, mais ne sois jamais prétentieux, ni bête à partager le monde entre winners et losers. Plus haut es-tu, plus bas tu peux tomber. Sans avoir compris l’humilité, tu ne te relèveras pas si le vent tourne un jour.

 

 

* Il avait corrigé ma presque cécité dans cette agitation.

 

* Donne-moi la carte, toi, le destin qui a tous les crédits. Je passerai à la banque régler nos comptes dans 1 mois, 2, 4, ou à la saint-glinglin.

 

 

                                                                    Corine

 

 


30/11/2019
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Compte, mariage et caramel ?

 

 

 

       Tôt ou tard, nous sommes amenés à faire la connaissance de cette classe à part de la race humaine, aux références ténébreuses et au vocabulaire amphigourique (ce sont davantage nos têtes de clients ignorants, attentifs comme des enfants qui en sont comiques) : celle des notaires. Je vous souhaite que ces contacts aient lieu dans l'optique d'acquérir une jolie maison, un local professionnel, un complexe hôtelier, ou de prendre la relève du bien-être moral et de l'appétit de notre Choupette internationale (qui n'y est pour rien), mais ça n'est pas donné à tout le monde.

Avant de poser 1 question à votre notaire, soyez prudent. Vérifiez au préalable votre compte bancaire.

Prévoyez, économisez, comme pour vos dents, (couronnes, bridges, implants, etc). Il convient de se projeter.

Évitez les caramels mous.

Divorcez pour un prothésiste, renseignez-vous. Il faut savoir raison garder, soyez responsable. Quoi, il est déjà marié ?

Je vous disais quoi ? Le mariage, les caramels, le notaire, le compte.

J'y suis ! 1 notaire par question, la question au notaire !

De toute façon, j'allais vous faire divorcer et remarier (car vous avez confiance en moiserpent de Mowgli.jpg, ce qui vous ferait avocat(s) + notaire(s) = mauvais plan. La morale, dans tout ça, 'savez...


 

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Ne mordez pas votre notaire. Même avec des implants tout neufs dont vous êtes sûrs, ce n'est pas le problème. Et même s'il est vacciné contre le tétanos (demandez-le lui toujours, un coup de sang arrive si vite).

 

Vérification faite.

Vous avez posé votre question. Il sourit, satisfait de sa réponse. Il est pressé, question/réponse, c’est plié. Suivant ! 

Vous jugez que le renseignement qu'il vous a fourni amène une autre question. Votre cerveau rame dans sa mission de Mac Intosh du pauvre, sa Sérotonine fait un croc-en-jambe à la Dopamine qui fait de vous un être toutes proportions gardées positif, votre foie tourne au vert. 2 questions. Un prêt sur 5 ans ? Votre Dopamine naturelle qui a repris le contrôle et tapé dans le ballon vous pousse à tenter une astuce.

Alors que vous réglez les honoraires de l'homme de loi, vous composez avec votre nervosité et feignez de répondre innocemment à une question qu'il ne vous a pas posée. Mieux, vous affirmez ce que vous ignorez (sur un point qui vous manque et que vous voulez).icone diable.jpg

But !! Il tombe dans le piège. La secrétaire a dû oublier de lui porter son café de 11 h (cliché !) Il a dû oublier de prendre son café.

Eurêka, vous avez votre réponse.

 

 

Admettons que vous soyez engagé dans un acte notarial.

 

Si vous voyez, chagrin,  que votre notaire n'a pas prêté pas attention à tous vos dires et si la secrétaire n'amène pas le café de 11 h – 11 h 02 et le sucre et 1/2, tâchez d'éveiller son attention en zappant un 0 lorsque vous en êtes au règlement de vos échanges.

 

Soit ça le secoue, soit non mais le simulacre marche et vous repartez sans l'éclaircissement voulu, mais avec un 0 en + de votre côté à la fin du mois. En cas de succès, soyez chics, dites-le aux copains. Il y a néanmoins peu de chance pour qu'il ne se rappelle pas à votre bon souvenir par voie postale. Le goal Excel n'a pas besoin d'excitant et le rappellera à ses intérêts.

 

Vous pourrez toujours me dire que mon propos présente immédiatement une anicroche : si vous êtes engagé dans un acte, les notaires ne sont ni fous, ni idiots : ils pensent aux R.I.B et vous êtes prélevé. Eh.... oui, c'est vrai.

Vous pourriez aussi m'opposer : a-t-on déjà vu un notaire étourdi ?

Ce à quoi je vous répondrai que vous avez plausiblement raison. Il y a des professions qui siéent mal avec certains épithètes :

- un garagiste désœuvré,

- un prostituée frileuse, 

- un taxi muet,

- un plombier ruiné,

- un homme d'état honnête,

- un couvreur acrophobe,

 

je vous laisse poursuivre la liste. Pour la sécurité de mon compte et d'éventuels procès en diffamation, j'ajoute lâchement que toute exception confirme la règle.

Je me permets de prendre la parole au nom de notre Communauté d'ingénus : Mesdames et Messieurs/Me et Me, prouvez-le, parce que nous le valons bien !

 

 

 

                                                              Corine

 

 

Ps : un notaire aura toujours des documents à vous faire imprimer et remplir, (ou des pièces à lui fournir) par courriel. Ca peut être très pratique, faire avancer beaucoup + rapidement les choses. Prévoyez en conséquence conséquente dans votre bourse le coût du papier et prenez garde à ce que le niveau de l'encre de votre imprimante (ainsi que le bon fonctionnement de cette dernière) soit nickel. Il y a des impératifs et souvent l'exigence de courts délais pour VOS réponses. 

 


10/11/2019
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Adrienne Pauly, une des très bonnes

 

 

 

    Adrienne Pauly, une chanteuse à textes, aussi bonne pour les soigner que pour l'interprétation qu'elle en donne. Je ne peux l'imaginer ayant épuisé ce qu'elle a à dire. Et pour donner, elle donne. Médiatiquement très discrète, il faut la chercher. Cours après moi que je t'attrape, public !

Excellent peintre de caractères qui nous rappelle, dans ses portraits, toujours quelqu'un ; parfois soi aussi, heureux de nous sentir compris (le familier : « ouf, 'y  pas que moi ! » vous savez ?!). Ou qui nous inquiète, de là à retourner les poches de la veste de notre bonne (?) conscience  (ex. : "L'excusemoihiste : une vraie emmerdeuse  ...Rigolant)

Très rock, ce qui ne la retient pas de revoir ce qu'on appelle des classiques (dont Gainsbourg)

Immodérée, figure de proue de son bateau où dansent à tribord humour fou, ironie, sensualité, gouaille et glissent doucement à babord tendresse, tristesse ("La fille du Prisunic", "Pourquoi",...). Il y a de l'adulte, il y a de l'ado, il y a de l'enfance.

Comédienne (on ne le saurait pas, on se dirait que ce serait dommage qu'elle ne s'y soit pas collée), chef d'orchestre de son espace et de l'Ame du moment sur une scène, ou un plateau, qui nous secoue l'échine par sa vigueur de tornade langoureuse.

Je ne connais aucun mauvais titre d'elle. Je dirais que j'adore et que ça dure ! C'est de la bonne ;-). De la bonne, bonne dépendance.

 

Un de mes titres préférés. Je vous souhaite une bonne écoute : 

 


 

Une belle phrase de Claude Chabrol en prime qui passe très vite, affichée : « un retour à la norme me paraît plus inquiétant que la folie.»

***********************

 

 

Ou dans le film "La Vie Parisienne"


 

Ou....  il y en a tant : "La conne", "Chut" (très beau),...,...

 

 

                                                      Corine

 

 

 


04/11/2019
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Pourquoi ne pas ? Oui pourquoi !

 

 

  

   De rares personnes inspirent naturellement un sentiment de confiance profonde. Je ne peux vous épargner le poncif : "ce qui est rare est précieux", car il est vrai.

Ce sont les mêmes (en tout petit nombre) qui vous connaissent bien et ont le don de vous poser des questions dont il adviendra qu'elles vous fassent tomber des nues, mais qui ne sont pas sans rapport avec ce qui vous fait légèrement défaut.

Car vous n'êtes pas toujours rationnelle.

Soi la délibération vous plaît, soit elle vous dérange, car elle est inconfortable.

La chute des nues démarre. De toute bonne foi, vous répondez un peu sonnée, avec le tac au tac que vous avez sous la main.

- Pourquoi ? C'est évident pourquoi !

 

Apparemment non. Vos arguments s'accrochent à un parachute et vous actionnez machinalement la sécurité. Plus vous répondez, plus les pieds de vos mots s'agitent, alors que vos yeux tournés vers votre esprit cherchent le point culminant de l'objection qui fera mouche. Vous ne trouvez aucun point proprement irréfutable sur le plan cartésien. Il fait salement chaud. Dessous, il y a le vide. Vous tenez encore suspendue, mais le voile prend un sens qui n'est pas le vôtre. Le parachute ne suffit pas, vous battez des ailes. Vous appelez un autre argumentaire à votre rescousse. Ce qui culmine est votre malaise d'avoir l'air de mauvaise foi.

 

 

 

Cette fois, il s'agit de l'action. Car une qualité que l'on porte est supposée, pour un esprit 100% logique, engendrer une action.

 

Sans doute, mais pas tout le temps, par pour tout, pas pour tout le monde. Comment faire passer que l'on ressent le cumul de l'angoisse d'une redite de mauvaises expériences sans rapport cependant avec celle d'un méli-mélo d'images (purement) imaginaires découlant des premières ? Comment dire "non" si ça ne semble pas se tenir, sans porter la honte du "oui mais" ?

 

Vous croyez toujours en votre bonne foi, mais sentez que votre justification est incomplète.

 

Avec le temps, vous vous êtes exercée à essayer, à connaître des réussites et des échecs. Les succès, dont vous avez aussi appris à prolonger le bénéfice (on partait de loin : ils reculaient si vite dans votre mémoire) sont bien agréables, mais il faut admettre sincèrement que les échecs cuisent chez vous très longtemps.

Vous avez appris... Néanmoins, il y a toujours des zones qui pêchent et vos sens interdits.

 

 

- "Et pourquoi Corine ne donneriez-vous pas des cours de ..." (peu importe de quoi)

 

Pourquoi ? (chute de nues, parachute, ailes)

 

- Mais parce que vous comprenez .... subséquemment (non, je ne dis pas subséquemment dans la vie !Rigolant)... quoique ...() cependant, je connais (...) qui en ont fait les frais, poigne nécessaire (...) tout ou rien, il s'avère que, malgré tout, bon feeling ou pas, ça dépend. Et puis jamais fait. Là.

Le parachute ressemble davantage à un parapluie que tout à l'heure. Vous pesez des tonnes à l'intérieur.

 

 

Et puis vous réfléchissez à ce qui vous empêche vraiment, à vos craintes, à ce qu'elles auraient d'inexistence chez d'autres au même niveau de connaissances que vous, mais qui ne douteraient de rien. Mais que vous, c'est vous.

La réflexion fait son chemin.

Pourquoi ne pas donner des cours ?

Parce que vous avez pour conception qu'apprendre quelque chose à quelqu'un ne souffre pas de dérobade, que vous vous devez d'être infaillible. Même si vous savez que vous n'avez pas été formée pour ça. Même si vous savez que peu de gens sont absolument incollables. C'est à 75-80 % de là que cela provient. Vous avez pourtant le souvenir d'une jeune prof (ou étudiante?) qui vous donnait des cours de rattrapage de maths dont vous vous demandez encore comment elle justifiait son salaire. Alors qu'on attendait d'elle un soutien et des explications vu vos lacunes en la matière, elle ne se demandait aucun effort pédagogique. Droite et silencieuse devant vous, sa conscience tranquillisée par 2 phrases plus ou moins claires qu'elle vous balançait après l'énoncé du problème, elle attendait, entre sa montre et son bic, plus sûrement que l'heure tourne pour toucher son dû qu'une illumination de votre part. D'une semaine à l'autre d'un niveau de progrès limité à 0 face à vos vecteurs, vous sous sentiez forcée à rester fidèle à votre 0 + 2 phrases et 0 + 0 ....(je me demande encore !). Vous revoyez la scène, seules, vous regardant en chiens de faïence. Vous lui reprochiez in petto de se moquer de vos parents qui la payait pour rien alors qu'ils ne débordaient pas d'économies. Elle vous trouvait certainement odieuse. Vous aviez 15 ans, vous la détestiez et faisiez tout pour qu'elle le voit, en silence. La bosse matheuse ne poussa jamais. Après quelques cours absents d'enseignement et vos regards furibonds, elle déclara forfait.

Il est certain que vous ne ressembleriez jamais à cette pimbêche.

 

 

Il n'y a selon vous qu'une situation importante dans la vie où on n'attend pas de tout savoir pour passer le relais : dans le rapport parents-enfants.

Sait-on toujours répondre ? Non.

 

* Papa, Papa pourquoi la lune est plate ?

* Pourquoi le lait il est blanc ?

* Pourquoi il y a des monsieurs tortues et que le mot, il est féminin ?

* Et pourquoi Papy, il travaille pas mais il met le réveil ?

* Dit Maman pourquoi le monsieur derrière toi, il regarde ton code par-dessus ton épaule ? (vrai ou pas, gênant ou utile !)

* Dis Papa et pourquoi Maman elle se fait planter des clous chez le médecin ? Des aiguilles ? On la recoud, Maman ? Papa Papa, pourquoi on la recoud, Maman ? Acupon quoi ?

Dit Maman ? dit Papa ? Pourquoi vous avez l'air fatigués ?

J'ai sommeil, bonne nuit Maman, bonne nuit 'Pa.

 

Clin d'œil

                                                                Corine

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


19/10/2019
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Corinenlumiombres via Mi(s)ScellaneaCorine

 

 

    Corinenlumiombres.com était un nom de domaine sur cette plateforme que j'avais choisi en 2013, puis conservé pour constituer un accès facile vers mon actuel blog. Il avait également une valeur symbolique et ô combien affective.

 

 

Cependant, l'accès ne fut pas qu'une halte via le nouveau blog.

Il m'apparut depuis le départ que le nom du blog que vous êtes en train de lire, enjambé par ce nom de domaine Corinenlumiombres qui le dominait constituait une incohérence. 

Malgré la nostalgie que je garde de la naissance de Corinenlumiombres auquel Mi(s)ScellaneaCorine(*) fait suite, je fais en sorte que le premier s'efface au profit du second.

 

Tout devrait bien se passer, nul besoin d'anesthésie, vous ne souffrirez pas. 

 

Merci de votre précieuse fidélité.

 

Bon début de semaine. 

 

Corine 

 

 

 (*) jusqu'ici nommé depuis 2017 Miss-MiscellaneaCorine, au seul motif que j'ai pour fougueuse volonté d'utiliser le mot "miscellanée". Un vrac de textes de genres divers. Ca va de soi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Copyright © Corine Caporlan 2013

 

 

 


14/10/2019
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Peace (search for)

 

 

 

Un remède à la peau flasque du cafard est pour moi le son. Un soin à se donner tout le temps que l'on peut, entre les pièges de vagues prémonitions et de courtes certitudes.

 

 

Bien sûr, j'écoute de tout. Enfin, j'entends de tout et je prends un peu. Et je danse, ou je pense.

 

 

Plus revêche est le profil du chemin, plus je me réfugie dans ce qui ne se défera jamais, où je ne serai jamais perdue.

C'est hier, c'est maintenant, ces années, où je partais toujours à l’assaut d’un disque avec l’appréhension de m’ennuyer. Il n’en fut jamais rien. Mon étonnement reste radieux qu’aucun album ne m'ait jamais déçu et m'apporte, le temps de son  écoute, plaisir et repos, intacts.

Les parts d'éternité ne sont pas l'apanage des dieux. Je ne vois, ni n'entends un dieu, je vois un homme qui a pris comme les hommes le courant des espaces, beaucoup trop tôt comme tous ceux que l'on aime (tant), au-delà de nos vies en quinconces. Nous y nagerons tous en jour, peut-être après avoir brisé tous nos murs.

 

(Je crois que je peux ôter le mot humour comme catégorie de ce blog !)

 

 

 

Presque 1 semaine réécouté en boucle, après quelques années un peu laissé dans sa pochette. "Sons of the Silent Age" un de mes préférés de 1977 (pour les images, Marc Bolan - dont j'ai parlé au tout début de ce blog avec quelques-unes de ses interprétations - au visage d'ange bouclé incliné, à qui il ne restait que très peu de tempsDéçu mais, plus gai, à noter, le chic d'Iggy Pop en casquette ! Clin d'œil La classe, à Berlin !)

 

 

 

 Thank you, Sir.

 

 

                  

                                                                            


02/10/2019
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Nonobstant

 

 

Je suis un homme qu'on ne remarque pas.

Aussi incolore sois-je, quand on me connait, on me trouve sympathique après usage. Je crois ceux qui m'en font part, car je ne sais pas tricher. Qu'est-ce qui les obligerait à rester si volontiers à mes côtés ? Je n'ai aucune fortune.

 

Je suis précis et j'aime que tout soit rangé.

J'aime retrouver ma femme et ma maison en ordre.

Malgré tout, en tant que fidèle époux, le seul diplôme que mon épouse m'ait octroyé après 10 ans de mariage est d'être bardé de défauts.

Nonobstant cette synthèse quelque peu hâtive, mon bon caractère ne me garda pas de penser que ce bilan était mitigé.

 

Je me console, car je ne suis forcément pas le seul. Je suis philosophe. C'est un des privilèges du bistrot, on apprend beaucoup et j'y vais souvent.

Je crois qu'elle ne m'a pas pardonné le voyage de noce dans cette petite campagne française quand elle rêvait d'Italie, ou d'Autriche pour voir Vienne. 

Les femmes ont de grands goûts.

 

Elle a l'air tendue, ce soir. Alors, malgré son avis raccourci sur moi, j'ai pris ses gants, sorti la plus belle éponge en inox du placard et gratté les plats les plus rudes. Moi-même. J'ai baissé un peu sa radio, la musique me fatigue.

Quand j'ai mis mes mains sur ses poignets, elle a eu un drôle d'air, elle un peu sursauter, mais pas agressive, elle m'a regardé comme si elle attendait quelque chose. 

J'ai beaucoup réfléchi, c'est la nuit et je ne dors pas. Je me demande si elle n'attendait pas que je la fasse danser.

Quelle idée !

Elle m'a souvent reproché de manquer d'imagination. A force, on fait chambre à part.

 

 

Au bistrot, il n'y a presque pas de femmes. Aucun problème.

Mais notre  voisine de palier, par exemple, quand elle me voit, elle a l'air pincé. Son salut de la tête me fait plus penser à une complication arthrosique qu’à un signe de sympathie.

Ma femme s'entend bien avec elle. C'est forcément qu'elles ont des choses à se dire. Elle a peut-être l'Italie qui lui manque aussi. Ou des valses de Vienne.

Pour moi tout ça, c'est démodé. Ou c'est hormonal.

Enfin, bardé de défauts, c'est dur. 'Pensez-pas ?Pied de nez

 

 

                                            Albert Mornenorme(*)

 

 

(*) plutôt marrant de se mettre 5 minutes dans la peau d'inconnus de fiction Clin d'œil

                                                                                         

                                                                         Corine

                

 

 

                           

 

 

 


24/09/2019
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Contre la prolifération des cons

 

 

En tant qu'active résistante de la misanthropie qui me menace plusieurs fois l'an, j’affirme que nous sommes des êtres civilement indulgents.

 

Nous avons tous un, ou des cons bien à nous. Nous sommes nous-même hypothétiquement le con de quelqu’un (question de mauvais goût, ou de fautes de jugement, sans lesquels nous nagerions dans un bonheur excessif).Innocent

 

Archaïquement et expérimentalement, nous savons bien que si, tous, nous butions le con qui nous prend le chou, le monde ne serait qu’un cimetière. A ce propos, qui enterrerait le dernier con ? Ou les derniers (on ne peut exclure l'occurrence de tirs simultanés). Qui se chargerait de l'affaire ?

Les derniers cons ne sont pas plus coupables que leurs prédécesseurs, qu'ils soient les nôtres ou ceux des autres. Ce sont juste des retardataires. 

Mais nous n'en sommes pas là (nous verrons ça en fin de billet).

 

 

La dernière marque du genre humain que nous portons (Sapiens, our name is Sapiens, Homo Sapiens, ta da da dam ta dam dam dam ..) semble avoir pour but minimal d'être à sa hauteur : debout, à peu près grégaire, quoique devant compter avec un défaut primitif : la tentation de la querelle sans forcément d'objet. Semblables, mais différents, nous devons faire avec.

L’instinct affûté par notre mémoire et la routine empirique nous informent que si nous sommes présentement affublé d’un con, il y en aura d’autres. En tant qu'individus affables et civilisés, nous laissons notre chou dans sa feuille (un anti-migraineux à notre portée) et le con au chaud dans son intimité, en arrosant nos espoirs qu’un jour viendra où il nous sera infidèle et abandonnera notre chou pour un autre.

Généreux sommes-nous (certains legs se font sans douleur), mais également légers, malavisés parfois. Car c’est un combat aussi pénible que celui de la chasse aux moustiques l'été, mais si notre con existe, tentons de ne pas encourager son épaisse prolifération.  

 

Ne nous voilons pas la face, si les cons étaient déjà suspects de développer leur population, ils semblent le faire de plus en plus vite.

Une question climatique ? Une responsabilité de notre part ?

 

Il est impératif d'arrêter la culture et l'arrosage des cons quand on en voit poindre la tête. Ils sont résistants, leurs pépins sont dur à avaler, ne les laissons pas faire. 

Vous me rétorquerez que le con parle dans sa barbe, qu'on ne le reconnaît pas toujours. Bah, bah, bah. Le con est tout à fait audible dans ces poils imagés. Forcez votre attention (pas trop quand même) afin de lui répondre de façon adaptée et joviale si la force est avec vous. Ne malmenez pas vos résistances, ne les surestimez pas, soyez prudents.

Le con peut être grossier. La grossièreté engendre la grossièreté. Le coup est classique : il articule en vous fixant acrimonieusement, le doigt le plus long doigt de sa main en sus fort impoliment dirigé vers le ciel (impie et inconvenant). Mieux encore s'il se sent protégé par la cuirasse d'une voiture. A défaut de courage, le con sait articuler et appuyer sur la pédale (réflexe naturel : en comptant bien qu'il vérifie son effet dans son rétro - ce qu'il manque rarement de faire - nous lui rendons la pareille. C'est pas beau, mais c'est lui qui a commencé).

 

 

Bilan personnel (il faut savoir s'examiner pour ne pas sombrer) : n'étant pas infailliblement à l’abri de la germination d'une graine, soyons loyaux, quand nous sentons en nous débuter l’infamie d’une pousse, forçons-nous à jeûner quelques heures. Elle s’éteindra.

 

Enfin, tout est possible, si vous tenez impérieusement à pleurer, plutôt que le faire d'énervement, ou du chagrin des calomnies du con, faites poussez des oignons, c'est moins dangereux que d’arroser un con. Déshabillez-les, les oignons seront toujours ravis que vous vous mêliez de leurs affaires.

 

Mais prenons les obstacles un par un, positivement. L'ambition peut se nourrir de la stupide volonté de vaincre l'impossible. La réussite aussi. Après guerroiements sans pitié, ni oignons, la surpopulation des cons une fois tempérée, nous appellerons aux célébrations de cet exploit.

De nos forces libres, nous pourrions peut-être, peut-être, je dis bien peut-être, nous cotiser sans esprit de rancune, afin de faire de la tombe de l'ultime dignitaire d'une race vaincue (endémiquement du moins, on ne peut pas être partout) un monument commémoratif anonyme (après vérification scrupuleuse que les gènes que ses descendants, s'il en a, soient exempts de cette malfaçon) :

« Ici la tombe du con inconnu, dernier combattu ».

Ca a de la gueule. Epargnons ses enfants innocents de la honte, tout en conservant la fierté d'une victoire. 

Sans méconnaître le principe qu'une génération spontanée apparaîtra un jour sans racines, il faudra en attendant en profiter pour chanter. 

 

Halte à la prolifération.

Il fallait en parler, dans les règles de la pudeur et du conformisme que vous ne manquerez pas de goûter, j’espère.

Bon début de septembre.

 

                                                                Corine 

 

 

 

 


03/09/2019
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