Mi(s)ScellaneaCorine

Mi(s)ScellaneaCorine

Compte, mariage et caramel ?

 

 

 

       Tôt ou tard, nous sommes amenés à faire la connaissance de cette classe à part de la race humaine, aux références ténébreuses et au vocabulaire amphigourique (ce sont davantage nos têtes de clients ignorants, attentifs comme des enfants qui en sont comiques) : celle des notaires. Je vous souhaite que ces contacts aient lieu dans l'optique d'acquérir une jolie maison, un local professionnel, un complexe hôtelier, ou de prendre la relève du bien-être moral et de l'appétit de notre Choupette internationale (qui n'y est pour rien), mais ça n'est pas donné à tout le monde.

Avant de poser 1 question à votre notaire, soyez prudent. Vérifiez au préalable votre compte bancaire.

Prévoyez, économisez, comme pour vos dents, (couronnes, bridges, implants, etc). Il convient de se projeter.

Évitez les caramels mous.

Divorcez pour un prothésiste, renseignez-vous. Il faut savoir raison garder, soyez responsable. Quoi, il est déjà marié ?

Je vous disais quoi ? Le mariage, les caramels, le notaire, le compte.

J'y suis ! 1 notaire par question, la question au notaire !

De toute façon, j'allais vous faire divorcer et remarier (car vous avez confiance en moiserpent de Mowgli.jpg, ce qui vous ferait avocat(s) + notaire(s) = mauvais plan. La morale, dans tout ça, 'savez...


 

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Ne mordez pas votre notaire. Même avec des implants tout neufs dont vous êtes sûrs, ce n'est pas le problème. Et même s'il est vacciné contre le tétanos (demandez-le lui toujours, un coup de sang arrive si vite).

 

Vérification faite.

Vous avez posé votre question. Il sourit, satisfait de sa réponse. Il est pressé, question/réponse, c’est plié. Suivant ! 

Vous jugez que le renseignement qu'il vous a fourni amène une autre question. Votre cerveau rame dans sa mission de Mac Intosh du pauvre, sa Sérotonine fait un croc-en-jambe à la Dopamine qui fait de vous un être toutes proportions gardées positif, votre foie tourne au vert. 2 questions. Un prêt sur 5 ans ? Votre Dopamine naturelle qui a repris le contrôle et tapé dans le ballon vous pousse à tenter une astuce.

Alors que vous réglez les honoraires de l'homme de loi, vous composez avec votre nervosité et feignez de répondre innocemment à une question qu'il ne vous a pas posée. Mieux, vous affirmez ce que vous ignorez (sur un point qui vous manque et que vous voulez).icone diable.jpg

But !! Il tombe dans le piège. La secrétaire a dû oublier de lui porter son café de 11 h (cliché !) Il a dû oublier de prendre son café.

Eurêka, vous avez votre réponse.

 

 

Admettons que vous soyez engagé dans un acte notarial.

 

Si vous voyez, chagrin,  que votre notaire n'a pas prêté pas attention à tous vos dires et si la secrétaire n'amène pas le café de 11 h – 11 h 02 et le sucre et 1/2, tâchez d'éveiller son attention en zappant un 0 lorsque vous en êtes au règlement de vos échanges.

 

Soit ça le secoue, soit non mais le simulacre marche et vous repartez sans l'éclaircissement voulu, mais avec un 0 en + de votre côté à la fin du mois. En cas de succès, soyez chics, dites-le aux copains. Il y a néanmoins peu de chance pour qu'il ne se rappelle pas à votre bon souvenir par voie postale. Le goal Excel n'a pas besoin d'excitant et le rappellera à ses intérêts.

 

Vous pourrez toujours me dire que mon propos présente immédiatement une anicroche : si vous êtes engagé dans un acte, les notaires ne sont ni fous, ni idiots : ils pensent aux R.I.B et vous êtes prélevé. Eh.... oui, c'est vrai.

Vous pourriez aussi m'opposer : a-t-on déjà vu un notaire étourdi ?

Ce à quoi je vous répondrai que vous avez plausiblement raison. Il y a des professions qui siéent mal avec certains épithètes :

- un garagiste désœuvré,

- un prostituée frileuse, 

- un taxi muet,

- un plombier ruiné,

- un homme d'état honnête,

- un couvreur acrophobe,

 

je vous laisse poursuivre la liste. Pour la sécurité de mon compte et d'éventuels procès en diffamation, j'ajoute lâchement que toute exception confirme la règle.

Je me permets de prendre la parole au nom de notre Communauté d'ingénus : Mesdames et Messieurs/Me et Me, prouvez-le, parce que nous le valons bien !

 

 

 

                                                              Corine

 

 

Ps : un notaire aura toujours des documents à vous faire imprimer et remplir, (ou des pièces à lui fournir) par courriel. Ca peut être très pratique, faire avancer beaucoup + rapidement les choses. Prévoyez en conséquence conséquente dans votre bourse le coût du papier et prenez garde à ce que le niveau de l'encre de votre imprimante (ainsi que le bon fonctionnement de cette dernière) soit nickel. Il y a des impératifs et souvent l'exigence de courts délais pour VOS réponses. 

 


10/11/2019
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Adrienne Pauly, une des très bonnes

 

 

 

    Adrienne Pauly, une chanteuse à textes, aussi bonne pour les soigner que pour l'interprétation qu'elle en donne. Je ne peux l'imaginer ayant épuisé ce qu'elle a à dire. Et pour donner, elle donne. Médiatiquement très discrète, il faut la chercher. Cours après moi que je t'attrape, public !

Excellent peintre de caractères qui nous rappelle, dans ses portraits, toujours quelqu'un ; parfois soi aussi, heureux de nous sentir compris (le familier : « ouf, 'y  pas que moi ! » vous savez ?!). Ou qui nous inquiète, de là à retourner les poches de la veste de notre bonne (?) conscience  (ex. : "L'excusemoihiste : une vraie emmerdeuse  ...Rigolant)

Très rock, ce qui ne la retient pas de revoir ce qu'on appelle des classiques (dont Gainsbourg)

Immodérée, figure de proue de son bateau où dansent à tribord humour fou, ironie, sensualité, gouaille et glissent doucement à babord tendresse, tristesse ("La fille du Prisunic", "Pourquoi",...). Il y a de l'adulte, il y a de l'ado, il y a de l'enfance.

Comédienne (on ne le saurait pas, on se dirait que ce serait dommage qu'elle ne s'y soit pas collée), chef d'orchestre de son espace et de l'Ame du moment sur une scène, ou un plateau, qui nous secoue l'échine par sa vigueur de tornade langoureuse.

Je ne connais aucun mauvais titre d'elle. Je dirais que j'adore et que ça dure ! C'est de la bonne ;-). De la bonne, bonne dépendance.

 

Un de mes titres préférés. Je vous souhaite une bonne écoute : 

 


 

Une belle phrase de Claude Chabrol en prime qui passe très vite, affichée : « un retour à la norme me paraît plus inquiétant que la folie.»

***********************

 

 

Ou dans le film "La Vie Parisienne"


 

Ou....  il y en a tant : "La conne", "Chut" (très beau),...,...

 

 

                                                      Corine

 

 

 


04/11/2019
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Pourquoi ne pas ? Oui pourquoi !

 

 

  

   De rares personnes inspirent naturellement un sentiment de confiance profonde. Je ne peux vous épargner le poncif : "ce qui est rare est précieux", car il est vrai.

Ce sont les mêmes (en tout petit nombre) qui vous connaissent bien et ont le don de vous poser des questions dont il adviendra qu'elles vous fassent tomber des nues, mais qui ne sont pas sans rapport avec ce qui vous fait légèrement défaut.

Car vous n'êtes pas toujours rationnelle.

Soi la délibération vous plaît, soit elle vous dérange, car elle est inconfortable.

La chute des nues démarre. De toute bonne foi, vous répondez un peu sonnée, avec le tac au tac que vous avez sous la main.

- Pourquoi ? C'est évident pourquoi !

 

Apparemment non. Vos arguments s'accrochent à un parachute et vous actionnez machinalement la sécurité. Plus vous répondez, plus les pieds de vos mots s'agitent, alors que vos yeux tournés vers votre esprit cherchent le point culminant de l'objection qui fera mouche. Vous ne trouvez aucun point proprement irréfutable sur le plan cartésien. Il fait salement chaud. Dessous, il y a le vide. Vous tenez encore suspendue, mais le voile prend un sens qui n'est pas le vôtre. Le parachute ne suffit pas, vous battez des ailes. Vous appelez un autre argumentaire à votre rescousse. Ce qui culmine est votre malaise d'avoir l'air de mauvaise foi.

 

 

 

Cette fois, il s'agit de l'action. Car une qualité que l'on porte est supposée, pour un esprit 100% logique, engendrer une action.

 

Sans doute, mais pas tout le temps, par pour tout, pas pour tout le monde. Comment faire passer que l'on ressent le cumul de l'angoisse d'une redite de mauvaises expériences sans rapport cependant avec celle d'un méli-mélo d'images (purement) imaginaires découlant des premières ? Comment dire "non" si ça ne semble pas se tenir, sans porter la honte du "oui mais" ?

 

Vous croyez toujours en votre bonne foi, mais sentez que votre justification est incomplète.

 

Avec le temps, vous vous êtes exercée à essayer, à connaître des réussites et des échecs. Les succès, dont vous avez aussi appris à prolonger le bénéfice (on partait de loin : ils reculaient si vite dans votre mémoire) sont bien agréables, mais il faut admettre sincèrement que les échecs cuisent chez vous très longtemps.

Vous avez appris... Néanmoins, il y a toujours des zones qui pêchent et vos sens interdits.

 

 

- "Et pourquoi Corine ne donneriez-vous pas des cours de ..." (peu importe de quoi)

 

Pourquoi ? (chute de nues, parachute, ailes)

 

- Mais parce que vous comprenez .... subséquemment (non, je dis pas subséquemment dans la vie !Rigolant)... quoique ...() cependant, je connais (...) qui en ont fait les frais, poigne nécessaire (...) tout ou rien, il s'avère que, malgré tout, bon feeling ou pas, ça dépend. Et puis jamais fait. Là.

Le parachute ressemble davantage à un parapluie que tout à l'heure. Vous pesez des tonnes à l'intérieur.

 

 

Et puis vous réfléchissez à ce qui vous empêche vraiment, à vos craintes, à ce qu'elles auraient d'inexistence chez d'autres au même niveau de connaissances que vous, mais qui ne douteraient de rien. Mais que vous, c'est vous.

La réflexion fait son chemin.

Pourquoi ne pas donner des cours ?

Parce que vous avez pour conception qu'apprendre quelque chose à quelqu'un ne souffre pas de dérobade, que vous vous devez d'être infaillible. Même si vous savez que vous n'avez pas été formée pour ça. Même si vous savez que peu de gens sont absolument incollables. C'est à 75-80 % de là que cela provient. Vous avez pourtant le souvenir d'une jeune prof (ou étudiante?) qui vous donnait des cours de rattrapage de maths dont vous vous demandez encore comment elle justifiait son salaire. Alors qu'on attendait d'elle un soutien et des explications vu vos lacunes en la matière, elle ne se demandait aucun effort pédagogique. Droite et silencieuse devant vous, sa conscience tranquillisée par 2 phrases plus ou moins claires qu'elle vous balançait après l'énoncé du problème, elle attendait, entre sa montre et son bic, plus sûrement que l'heure tourne pour toucher son dû qu'une illumination de votre part. D'une semaine à l'autre d'un niveau de progrès limité à 0 face à vos vecteurs, vous sous sentiez forcée à rester fidèle à votre 0 + 2 phrases et 0 + 0 ....(je me demande encore !). Vous revoyez la scène, seules, vous regardant en chiens de faïence. Vous lui reprochiez in petto de se moquer de vos parents qui la payait pour rien alors qu'ils ne débordaient pas d'économies. Elle vous trouvait certainement odieuse. Vous aviez 15 ans, vous la détestiez et faisiez tout pour qu'elle le voit, en silence. La bosse matheuse ne poussa jamais. Après quelques cours absents d'enseignement et vos regards furibonds, elle déclara forfait.

Il est certain que vous ne ressembleriez jamais à cette pimbêche.

 

 

Il n'y a selon vous qu'une situation importante dans la vie où on n'attend pas de tout savoir pour passer le relais : dans le rapport parents-enfants.

Sait-on toujours répondre ? Non.

 

* Papa, Papa pourquoi la lune est plate ?

* Pourquoi le lait il est blanc ?

* Pourquoi il y a des monsieurs tortues et que le mot, il est féminin ?

* Et pourquoi Papy, il travaille pas mais il met le réveil ?

* Dit Maman pourquoi le monsieur derrière toi, il regarde ton code par-dessus ton épaule ? (vrai ou pas, gênant ou utile !)

* Dis Papa et pourquoi Maman elle se fait planter des clous chez le médecin ? Des aiguilles ? On la recoud, Maman ? Papa Papa, pourquoi on la recoud, Maman ? Acupon quoi ?

Dit Maman ? dit Papa ? Pourquoi vous avez l'air fatigués ?

J'ai sommeil, bonne nuit Maman, bonne nuit 'Pa.

 

Clin d'œil

                                                                Corine

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


19/10/2019
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Corinenlumiombres via Mi(s)ScellaneaCorine

 

 

    Corinenlumiombres.com était un nom de domaine sur cette plateforme que j'avais choisi en 2013, puis conservé pour constituer un accès facile vers mon actuel blog. Il avait également une valeur symbolique et ô combien affective.

 

 

Cependant, l'accès ne fut pas qu'une halte via le nouveau blog.

Il m'apparut depuis le départ que le nom du blog que vous êtes en train de lire, enjambé par ce nom de domaine Corinenlumiombres qui le dominait constituait une incohérence. 

Malgré la nostalgie que je garde de la naissance de Corinenlumiombres auquel Mi(s)ScellaneaCorine(*) fait suite, je fais en sorte que le premier s'efface au profit du second.

 

Tout devrait bien se passer, nul besoin d'anesthésie, vous ne souffrirez pas. 

 

Merci de votre précieuse fidélité.

 

Bon début de semaine. 

 

Corine 

 

 

 (*) jusqu'ici nommé depuis 2017 Miss-MiscellaneaCorine, au seul motif que j'ai pour fougueuse volonté d'utiliser le mot "miscellanée". Un vrac de textes de genres divers. Ca va de soi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Copyright © Corine Caporlan 2013

 

 

 


14/10/2019
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Peace (search for)

 

 

 

Un remède à la peau flasque du cafard est pour moi le son. Un soin à se donner tout le temps que l'on peut, entre les pièges de vagues prémonitions et de courtes certitudes.

 

 

Bien sûr, j'écoute de tout. Enfin, j'entends de tout et je prends un peu. Et je danse, ou je pense.

 

 

Plus revêche est le profil du chemin, plus je me réfugie dans ce qui ne se défera jamais, où je ne serai jamais perdue.

C'est hier, c'est maintenant, ces années, où je partais toujours à l’assaut d’un disque avec l’appréhension de m’ennuyer. Il n’en fut jamais rien. Mon étonnement reste radieux qu’aucun album ne m'ait jamais déçu et m'apporte, le temps de son  écoute, plaisir et repos, intacts.

Les parts d'éternité ne sont pas l'apanage des dieux. Je ne vois, ni n'entends un dieu, je vois un homme qui a pris comme les hommes le courant des espaces, beaucoup trop tôt comme tous ceux que l'on aime (tant), au-delà de nos vies en quinconces. Nous y nagerons tous en jour, peut-être après avoir brisé tous nos murs.

 

(Je crois que je peux ôter le mot humour comme catégorie de ce blog !)

 

 

 

Presque 1 semaine réécouté en boucle, après quelques années un peu laissé dans sa pochette. "Sons of the Silent Age" un de mes préférés de 1977 (pour les images, Marc Bolan - dont j'ai parlé au tout début de ce blog avec quelques-unes de ses interprétations - au visage d'ange bouclé incliné, à qui il ne restait que très peu de tempsDéçu mais, plus gai, à noter, le chic d'Iggy Pop en casquette ! Clin d'œil La classe, à Berlin !)

 

 

 

 Thank you, Sir.

 

 

                  

                                                                            


02/10/2019
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Nonobstant

 

 

Je suis un homme qu'on ne remarque pas.

Aussi incolore sois-je, quand on me connait, on me trouve sympathique après usage. Je crois ceux qui m'en font part, car je ne sais pas tricher. Qu'est-ce qui les obligerait à rester si volontiers à mes côtés ? Je n'ai aucune fortune.

 

Je suis précis et j'aime que tout soit rangé.

J'aime retrouver ma femme et ma maison en ordre.

Malgré tout, en tant que fidèle époux, le seul diplôme que mon épouse m'ait octroyé après 10 ans de mariage est d'être bardé de défauts.

Nonobstant cette synthèse quelque peu hâtive, mon bon caractère ne me garda pas de penser que ce bilan était mitigé.

 

Je me console, car je ne suis forcément pas le seul. Je suis philosophe. C'est un des privilèges du bistrot, on apprend beaucoup et j'y vais souvent.

Je crois qu'elle ne m'a pas pardonné le voyage de noce dans cette petite campagne française quand elle rêvait d'Italie, ou d'Autriche pour voir Vienne. 

Les femmes ont de grands goûts.

 

Elle a l'air tendue, ce soir. Alors, malgré son avis raccourci sur moi, j'ai pris ses gants, sorti la plus belle éponge en inox du placard et gratté les plats les plus rudes. Moi-même. J'ai baissé un peu sa radio, la musique me fatigue.

Quand j'ai mis mes mains sur ses poignets, elle a eu un drôle d'air, elle un peu sursauter, mais pas agressive, elle m'a regardé comme si elle attendait quelque chose. 

J'ai beaucoup réfléchi, c'est la nuit et je ne dors pas. Je me demande si elle n'attendait pas que je la fasse danser.

Quelle idée !

Elle m'a souvent reproché de manquer d'imagination. A force, on fait chambre à part.

 

 

Au bistrot, il n'y a presque pas de femmes. Aucun problème.

Mais notre  voisine de palier, par exemple, quand elle me voit, elle a l'air pincé. Son salut de la tête me fait plus penser à une complication arthrosique qu’à un signe de sympathie.

Ma femme s'entend bien avec elle. C'est forcément qu'elles ont des choses à se dire. Elle a peut-être l'Italie qui lui manque aussi. Ou des valses de Vienne.

Pour moi tout ça, c'est démodé. Ou c'est hormonal.

Enfin, bardé de défauts, c'est dur. 'Pensez-pas ?Pied de nez

 

 

                                            Albert Mornenorme(*)

 

 

(*) plutôt marrant de se mettre 5 minutes dans la peau d'inconnus de fiction Clin d'œil

                                                                                         

                                                                         Corine

                

 

 

                           

 

 

 


24/09/2019
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Contre la prolifération des cons

 

 

En tant qu'active résistante de la misanthropie qui me menace plusieurs fois l'an, j’affirme que nous sommes des êtres civilement indulgents.

 

Nous avons tous un, ou des cons bien à nous. Nous sommes nous-même hypothétiquement le con de quelqu’un (question de mauvais goût, ou de fautes de jugement, sans lesquels nous nagerions dans un bonheur excessif).Innocent

 

Archaïquement et expérimentalement, nous savons bien que si, tous, nous butions le con qui nous prend le chou, le monde ne serait qu’un cimetière. A ce propos, qui enterrerait le dernier con ? Ou les derniers (on ne peut exclure l'occurrence de tirs simultanés). Qui se chargerait de l'affaire ?

Les derniers cons ne sont pas plus coupables que leurs prédécesseurs, qu'ils soient les nôtres ou ceux des autres. Ce sont juste des retardataires. 

Mais nous n'en sommes pas là (nous verrons ça en fin de billet).

 

 

La dernière marque du genre humain que nous portons (Sapiens, our name is Sapiens, Homo Sapiens, ta da da dam ta dam dam dam ..) semble avoir pour but minimal d'être à sa hauteur : debout, à peu près grégaire, quoique devant compter avec un défaut primitif : la tentation de la querelle sans forcément d'objet. Semblables, mais différents, nous devons faire avec.

L’instinct affûté par notre mémoire et la routine empirique nous informent que si nous sommes présentement affublé d’un con, il y en aura d’autres. En tant qu'individus affables et civilisés, nous laissons notre chou dans sa feuille (un anti-migraineux à notre portée) et le con au chaud dans son intimité, en arrosant nos espoirs qu’un jour viendra où il nous sera infidèle et abandonnera notre chou pour un autre.

Généreux sommes-nous (certains legs se font sans douleur), mais également légers, malavisés parfois. Car c’est un combat aussi pénible que celui de la chasse aux moustiques l'été, mais si notre con existe, tentons de ne pas encourager son épaisse prolifération.  

 

Ne nous voilons pas la face, si les cons étaient déjà suspects de développer leur population, ils semblent le faire de plus en plus vite.

Une question climatique ? Une responsabilité de notre part ?

 

Il est impératif d'arrêter la culture et l'arrosage des cons quand on en voit poindre la tête. Ils sont résistants, leurs pépins sont dur à avaler, ne les laissons pas faire. 

Vous me rétorquerez que le con parle dans sa barbe, qu'on ne le reconnaît pas toujours. Bah, bah, bah. Le con est tout à fait audible dans ces poils imagés. Forcez votre attention (pas trop quand même) afin de lui répondre de façon adaptée et joviale si la force est avec vous. Ne malmenez pas vos résistances, ne les surestimez pas, soyez prudents.

Le con peut être grossier. La grossièreté engendre la grossièreté. Le coup est classique : il articule en vous fixant acrimonieusement, le doigt le plus long doigt de sa main en sus fort impoliment dirigé vers le ciel (impie et inconvenant). Mieux encore s'il se sent protégé par la cuirasse d'une voiture. A défaut de courage, le con sait articuler et appuyer sur la pédale (réflexe naturel : en comptant bien qu'il vérifie son effet dans son rétro - ce qu'il manque rarement de faire - nous lui rendons la pareille. C'est pas beau, mais c'est lui qui a commencé).

 

 

Bilan personnel (il faut savoir s'examiner pour ne pas sombrer) : n'étant pas infailliblement à l’abri de la germination d'une graine, soyons loyaux, quand nous sentons en nous débuter l’infamie d’une pousse, forçons-nous à jeûner quelques heures. Elle s’éteindra.

 

Enfin, tout est possible, si vous tenez impérieusement à pleurer, plutôt que le faire d'énervement, ou du chagrin des calomnies du con, faites poussez des oignons, c'est moins dangereux que d’arroser un con. Déshabillez-les, les oignons seront toujours ravis que vous vous mêliez de leurs affaires.

 

Mais prenons les obstacles un par un, positivement. L'ambition peut se nourrir de la stupide volonté de vaincre l'impossible. La réussite aussi. Après guerroiements sans pitié, ni oignons, la surpopulation des cons une fois tempérée, nous appellerons aux célébrations de cet exploit.

De nos forces libres, nous pourrions peut-être, peut-être, je dis bien peut-être, nous cotiser sans esprit de rancune, afin de faire de la tombe de l'ultime dignitaire d'une race vaincue (endémiquement du moins, on ne peut pas être partout) un monument commémoratif anonyme (après vérification scrupuleuse que les gènes que ses descendants, s'il en a, soient exempts de cette malfaçon) :

« Ici la tombe du con inconnu, dernier combattu ».

Ca a de la gueule. Epargnons ses enfants innocents de la honte, tout en conservant la fierté d'une victoire. 

Sans méconnaître le principe qu'une génération spontanée apparaîtra un jour sans racines, il faudra en attendant en profiter pour chanter. 

 

Halte à la prolifération.

Il fallait en parler, dans les règles de la pudeur et du conformisme que vous ne manquerez pas de goûter, j’espère.

Bon début de septembre.

 

                                                                Corine 

 

 

 

 


03/09/2019
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Des vérités pas forcément toute neuves

 

 

 

Relu, quelques précisions ajoutées (me suis trouvée un peu courte sur les "dérives" ce qui n'éclairait pas le propos)

 

 

 

Les sages qui passent pour des fous, des irresponsables pour des rois, ça n'est pas une nouveauté.

 

 

Si je voulais rire, je re-lancerais à la cantonade : qui a touché au thermostat ?

 

Mais ces étés ne sont pas drôles. L'année-fournaise que fut 2003 a eu la triste utilité, après son massacre, de nous mettre en état de veille et d'action face au danger, de mettre aux normes une solidarité envers les personnes fragiles. Dramatique fut de constater qu'elle n'était pas naturelle pour tous au vu du chiffre des victimes décédées seules comme des chiens qui gênent au moment des départs en vacances. 

 

 

16 ans plus tard, on est arrivé au point où des cinglés climato-sceptiques, le sourire en coin nous expliquent et exploitent des solutions de pansements sur des jambes de bois. Leurs couleuvres ne sont pas comestibles. Pour les avaler, encore faudrait-il que la courbe des températures fléchisse, ce qui n'est pas le cas et ce ne serait pas tout. 

Les inquiets ne sont « qu'une bande d'hystériques ». Mais bien entendu.

 

Je ne suis pas pour des lendemains qui pleurent à 65°C, je ne crois pas qu'il faille trouver normal que l'adaptation humaine, pour la première fois depuis notre apparition, suive la cause de ses dérives.

Animaux domestiques du progrès, nous lui avons été, en tant qu'enfants, puis adultes, dociles, rendus heureux, sans sentir le collier de la laisse. Nous nous sommes arrêté de jouer en riant quand d'autres maîtres ont ôté nos bandeaux. Nous avons, respectueux d'une saine crainte, suivi les leçons de contre-cataclysme universel. Nous avons trié, revu nos consommations, jugé nos habitudes et les avons modifiées. 

Le changement ne souffre plus de réplique, mais les biceps des pouvoirs n'ont pas perdu leurs habitudes de faire ce qui leur sied et trient à leur façon. Empoissés comme tout le monde, différents mais cousins, ils continuent leurs pompes en tirant les rideaux et branchent leur musique.

C'est une image, mais même les meilleurs élèves des cures d'amincissement mangent du chocolat lors de leurs diètes, titillés par l'ange et le démon. (Même la Suède).

 

 

Greta Thunberg, la cellule autonome qui dérange. « I don't care of being popular. I just care about climatic justice » dit-elle et prouve-t-elle.

 

Je ne vois pas cette jeune fille comme « le cyborg du troisième millénaire ».

Une poupée qui parle ?!

Je ne crois pas que c'est de Greta Thunberg dont il faille craindre, qu'elle soit « ce vers quoi Homme va ». Bien au contraire. On peut s'appeler Onfray, être philosophe et proférer de méchantes bêtises pour parler poliement (et encore, j'en ai coupé). J'ai un très grand respect pour elle.

 

« (...) and yet you're stealing their future in front of their very eyes »

 

Les politiques n'ont jamais eu honte de rien, mais il ne faudrait pas que ce sentiment disparaisse. Il pourrait fort être salvateur.



Des consciences s'éveillent, des pouvoirs résistent.

Toutefois, si Sardou tenait ce discours en 1976 (cf. ci-dessous), il ne devait pas être le seul au courant !

Greenpeace, a fermement relevé le niveau dès le début des années 70, mais ne pouvait pas avoir les mains partout.

 

Le sujet du climat est resté trop haut, malgré les bonnes intentions. On ne peut gagner une course que si les concurrents courent moins vite. Les intérêts de ceux qui ne voient

« que le bout de leur temps » donnent des ailes et les moyens de les servir.

 

 

En 2019,

- on réfléchit plus "sérieusement" que jamais, ne soyons pas avares de projets, à émigrer vers Mars d'où on ne verrait plus la Terre, mais où, qu'y a-t-il ? On nous l'a dit il y a quelques années ! Youpi : de l'eau !!! A la bonne heure ! Une planète de rechange ! (où adapter l'Evolution. Il me semble assez clair, depuis mon modeste moi-même, que les volontaires y deviendraient complètement fous avant de s'y reproduire). 

 

- On réfléchit, ne soyons pas mesquins, encore sur Terre dans un avenir proche, à enfermer l'excès de CO2 dans des bâtonnets que l'on enterreraIncertain.

Si c'est le dioxyde de carbone qu'on enterre, tout va bien...

 

 

                                                              Corine

 

 

 

 

Ps : j'aime les hommes qui osent dire ce qu'ils pensent et s'y tiennent. Si je trouve cette chanson (dont j'ai trouvé le lien sur YT, comme souvent par hasard, puis vérifié la date de composition) excellente, j'ai juste une restriction réprobatrice personnelle sur "pédé".

 

 

 

 

Dans la même veine, on se souvient bien de Mickey 3D et de son génial "Respire" plus récent et également limpide.

 

 


26/07/2019
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Lucien-Edouard

 

 

3 jours, des heures au grenier, le vôtre, Mamie et toi, puis celui de votre fils. 3 jours, une rencontre.

Toi, le fameux grand-père... Nous nous sommes vus sans nous connaître, arrêtés dans notre fréquentation à l'âge où ma mémoire n'avait pas la capacité d'enregistrer pour les années qui allaient suivre. Je n'ai aucun souvenir de ton visage devant moi.

"Papy Edouard", arrêté dans une de ses passions : la vie.

 

Tu m'as quelque peu hantée, non pas obsédée, mais tu prends plus de place avec ces temps de deuil de ton fils, ces mois qui s'égrainent sans que l'on ait le temps de voir les saisons. Et c'est l'été. Depuis quelques années, aucun 30 juin ne m'est indifférent. 

Je n'ai jamais, dans la mienne, de vie, eu à brasser autant de choses, de papiers, d'objets, de dossiers pour un déménagement, tu sais Papy. Je n'ai jamais été celle qui trie de peur qu'on jette trop ce qui n'est pas à moi. Personne de notre famille n'habitera plus ici. 

Je suis soudain le gardien inexpérimenté d'un temple de plusieurs générations.

T'es d'accord ? Classer l'ordre d'importance de ce que l'on jette soi, ça peut encore aller, mais trier ce qui appartenait aux autres... C'est délicat. Ca tombe encore sur moi. Enfin non, c'est pas vrai. J'ai voulu voir et qu'on ne fasse pas n'importe quoi, ce contre quoi on ne pourra (encore) plus jamais revenir en arrière.

 

Je fais connaissance avec toi plus directement par la lecture de lignes de ta main, par le toucher.

Je te redoute et j'ai envie de te rencontrer. J'ai tant entendu parler de toi et chuchoter sur toi plus encore. J'ai écrit quelques lignes que je n'inclus pas ici (on y serait encore dans 2 jours). Une autre raison est que je ne suis pas sûre de tout.

Peu importe, en revanche, si ce que je relate ici est inapproprié à un blog, ne plaît pas, ou trop long. Car c'est un excès de pression que j'essaie de calmer par l'écrit après être passée par la parole et pas trop comprise. Je suis « une grande sentimentale ». C'te bonne blague ! Ben oui et bon ?!

Je savais que tu avais été radio au service national, j'ai vu beaucoup de photos de pays étrangers où on ne va pas vraiment en vacances. Pétard 2 ans obligatoires, le service ! On savait vivre à l'époque. Tu as dû "fulminer" !

 

Je m'en doutais, au poids. De belles épreuves photographiques sur verre, de paysages, de proches et d'amis, vu le nombre. J'espère que tu as tout fait développer. Je les lève devant l'ampoule, un œil plissé. Que ne faisais-tu pas ? Je le savais, mais en avoir été avertie ne m'a pas tout dit d'une envergure. Tu es de ceux qui ont profité au maximum de ce que ce changement de siècle offrait à votre faim de connaissances.

 

J'ai trouvé le tout petit calepin de 12 cm de ton service militaire écrit au crayon à papier, de temps en temps à l'encre, d'une minuscule écriture. Je te lis difficilement. L'espacement entre les dates, sur 12 cm, te laisse à peine plus de 5 cm/jour pour noter. Une description ou un roman étaient impossibles ! Une demi-ligne sur ton activité de radio. Tu es très bref, tu ne cherches pas à rajouter de lignes sur le côté comme je l'aurais fait. J'ai assurément tiré mon sens de la concision de toi. :-) 

Tu écris souvent sur la météo, le rythme du temps (lever, coucher), de ce qui se passe bien, de l'importance de la liberté 1 journée entière. Je ne sais pas si tu t'es rendu compte que tu as écrit 2 fois le mot en 2 phrases. "Libre".

Tu notes les jours où tu envoies des lettres, ceux où tu en reçois.

L'heure tardive, ton propre blâme de ton sommeil une fois excessif, "levé à 9 h", m'ont fait rire. Je me souviens de ce qu'on m'a toujours rapporté comme étant un de tes leitmotivs : "l'avenir est à ceux qui se lève tôt" (encore un atavisme !!!). Je sais que tu le tenais en haute estime et en pratique. Une annonce de voiture à vendre sur le journal dans tes années fertiles ne t'avait pas échappé à l'aube ; tu avais remporté l'affaire. Toujours en éveil, en action. La voiture n'est qu'un exemple.

 

J'en reviens au mini-calepin. Je lis tes jours de "tôle" sans regret, certainement dû à ton fort caractère.

Beyrouth est une étape.

Homs et Palmyre une autre.

 

Tiens, il y a celle-là ( de 1922, dis donc !) :

02/04/1922 :

« Aujourd'hui levé très tard : 9 h mais nous ne pouvons pas sortir ma section est de piquet d'incendie cela fait que nous sommes consignés toute la journée. Cela fera 3 dimanche que je ne sors pas. Heureusement qu'il ne fait pas beau. Le temps est triste et couvert on dirait un vieux jour d'hiver de France.

(...)

je profite de cette journée pour écrire chez moi. »

 

 

Je tourne les pages. Je plonge et j'oublie presque où je suis et le mirage de l'espace/temps qui nous sépare. Il va falloir les protéger, certaines sont presque effacées. Je lis malgré tout sur la moins nette qu'il a fait une belle journée.

Je crois savoir que tu préférais penser les verres à moitié pleins qu'à moitié vides. Une belle journée, la peau au soleil, l'horizon sous tes yeux.

 

 

Entre tous ces dossiers, des cartes d'enfance de ton épouse, de votre jeunesse, les lettres aimantes de votre fils, je lis la vie de votre trio quand personne, ni ma mère, ni leur fils, ni moi n'existions. J'ignorais le goût de mon père pour le théâtre ! Pourquoi ne me l'a-t-il pas dit ? Lui qui parlait de mon imagination et savait mon goût pour la comédie ? Je souris de ses observations qu'il vous rapporte. Il était si jeune et fonçait, heureux de tout.

Et puis, qu'est-ce que je croyais ? On ne s'écrit pas à soi ! Je ne vois rien d'autre, de toi, que des notes, des lettres administratives, pas de carte de vacances écrite par toi conservée par quiconque. J'aurai peut-être une belle surprise, mais pour le moment pas.

Sous ces pièces d'histoire familiale, c'était trop beau, je suis tombée sur un grand carton blanc tenu par deux gros élastiques. Je l'ai ouvert. Nous y voilà... j'aperçois des cartes de visite à tranches noires dans une chemise. On était trop heureux avec ton carnet, ces photos et ces lettres. Ca ne pouvait pas durer. C'est plein d'enveloppes vides (?), de lettres fournies, de cartes entassées qui s'épanchent sur ce dernier jour de juin 70. Ton fils a fait pareil. Il est parti le dernier jour d'un mois (en janvier). Mais dans un lit. Pas tellement plus chanceux.

Quelle idée, aussi, de garder ces coupures de journaux sous un trombone les tenant à la chemise ? Et j'ai vu, tétanisée, ce nom, le nom en entier, cette ombre qui fait partie des non-dits les plus graves. J'ai lu ce nom et je n'ai pas tout de suite eu "envie" de crier.

Tu devais bougrement l'apprécier pour l'accompagner alors tu étais enfin libre, sans piquet, fraîchement à la retraite, au soleil, dans ce repos que tu méritais depuis 5 ans. Je lis sur ces coupures de presse une version encore différente.

Diraient-ils n'importe quoi ? Tu l'aurais réellement suivi parce qu'il était intéressé par une pièce ????Surpris Et alors ?

Toi si logique ? Pourquoi juste pour ça ? Aurait-il été aux abois, ou malade, j'aurais compris que tu accoure. Mais non, même pas piqué par une guêpe. Et pourquoi toi, pour le sauver d'un péril imminent ? Non, ça ne tient pas. "Une pièce" et la bonne fortune fait faillite.

Une des coupures est en tout cas du côté de l'entreprise et de l'EDF. Il est affirmé que des plaques de "danger de mort" vous ont avertis comme de vilains galopins que vous auriez été. Admettons, sans avoir pu constater. Mais rouillées, comment y auriez-vous cru dans une usine désaffectée, OUVERTE ? Comment peut-on laisser accessible ce genre d'endroit ?  Les 13 000 volts que tu as reçus sont la donnée objective, médico-légale. Anéanti en moins d'une seconde.

Ta disparation a choqué, coupant même des appétits. Tous étaient encore vivants, de ceux qui vous étaient proches, sympathies, connaissances, anciens ouvriers, anciens collaborateurs, ou collègues. D'innombrables condoléances début juillet, d'autres au retour de congés. C'était du temps où on trouvait du cœur, parmi les gens, pour être malheureux. C'était du temps où l'on prenait ce droit. Il y a toujours de belles personnes, mais depuis la fin du 20ème, Papy, on confond "grâce" aux médias, à la littérature, au cinéma, à l'air du temps l'expression du chagrin avec le pathos. On le voit partout. On s'en défie, on évite de trop en dire, de trop en faire.

Le pathos exagère, ça n'a rien à voir. Il n'est pas honnête ; le chagrin l'est. Ce dernier s'évite comme la peste. On essaie de nous apprendre à le taire, ou le blâmer. Je ne suis pas sauve de futilités (on ne vivrait plus sans elles), je cherche aussi le bonheur et le plaisir, je connais les artifices pour ne pas craquer, mais il y a des limites. Il n'y a que le marbre qui a le devoir de le rester. Personne ne demande d'avoir la douleur pour culture, quelle idiotie ! Juste d'accepter sa place sans se laisser envahir. C'est le plus compliqué, mais je suis fière d'être d'une autre époque. Je lui appartiens. J'aimerais juste être un peu plus douée, malgré tout, pour la canalisation des émotions !

 

Ces caractères sur le papier jaunis auraient pu s'estomper. Il n'en est rien. Ils m'amènent de force à essayer de comprendre. Un de tes cousins averti de ces choses avait mené son enquête. Il était certain de l'issue du procès. Echec. Ca ne t'aurait pas ramené, comme on dit, mais c'est juste dégueulasse. De cette fin, de cette "morale", je suis avertie depuis presque toujours.

Les mises aux normes actuelles ne préviennent pas toujours d'accidents à première vue incompréhensibles...

 

10 - 15 ans avant, j'aurais pu lui demander, à ce Monsieur C, sa version de l'histoire. Qu'il me dise enfin ce que je n'ai jamais osé demander à mon père qui a dû te reconnaitre dans cet état, à ma grand-mère qui fondit de chagrin et changea aussi de nature, voyant le mal partout. Tu es passé devant, dit-on dans ce journal. Tu étais toujours prompt pour tout. Tout faire, tout écouter, tout apprendre, entreprendre. On m'a toujours raconté que tu t'étais ravisé juste avant de partir, alors que tu avais rendu la réponse à cet homme qui la sollicitait (une considération réciproque, on a bien compris et  ça c'est toujours chouette/bath/trop bien).

On m'avait dit que tu avais, par curiosité, ouvert la porte de trop, celle qu'il ne fallait pas. Ce que je lis c'est une action instantanée, pas deux, pas de retour sur tes pas. Alors c'est encore pas ça tout à fait ?

Il a dû disparaître depuis, ce Monsieur Pierre Chaudoit. Je ne pourrai jamais lui demander la vérité. Je ne pense pas qu'il se serait permis de la déformer et je ne crois pas qu'on puisse oublier ça. Je vous en ai voulu un peu, à tous deux (bien moins à toi, évidemment, mais c'est tellement bête, cette imbrication de faits, qu'on s'en mordrait les doigts). « Bah, j'ai tout le temps d'être en vacances, maintenant » lui as-tu peut-être dit ? Tu n'étais pas du genre à te laisser forcer, donc tu l'a suivi, déterminé, volontairement, assurément.

Il aurait aussi pu me dire des choses simples, de quoi vous parliez durant le trajet vers Belin, de ce que tu avais dans l'idée pour ces mois à venir. Nous aurions un jour, chacun à son rythme, chacun à son âge, été en capacité de les recevoir. S'y faire non, car de toute façon, l'histoire est cruelle ; nous aurions pu ne pas laisser à l'abandon forcé tes mots de bavard landais, nous aurions pu ramasser quelques miettes d'une existence perdue.

Non Papy, il n'y a plus eu de temps. Ta chance s'est vengée de sa générosité (Trichloréthylène bu par inadvertance, accidents... cf. "Lui, eux, ces parallèles"). Tu n'avais pourtant pas compté que sur elle, tu avais bossé dur. Elle avait fait semblant d'être une amie.

En regardant ces lettres, je remonte vers l'horreur. J'ai 2 ans + les années que j'ai traversées. Je vois le pas de la longue aiguille pointue des secondes. Je regarde son allure qui se démarque des 59 autres sur 1 minute, pressée de faire le mal. Je me garde d'être lâche, mais il faut quitter des yeux cette vilaine veuve noire, prête à mettre en deuil au hasard où la suit sa courte sœur. C'est lui faire trop d'honneur. Elle sait que sur des cadrans plats, elle change la rondeur de mondes et prévoit, cette morbide, de mettre un homme à terre et de déformer les projets de ceux, autour de lui, qui ne seront jamais indemnes, comme des fourmis désorganisées perdant la tête lorsque meurt leur reine. Un tout petit cousin que je n'ai pas connu non plus a subi le même sort. La longue aiguille est une roulure qui s'organise tous les jours pour frapper des millions de gens.

Et c'est vers elle que se penchent tous les suicidaires avec l'impudence qu'elle a d'exercer une fascination comme les ""grands"" criminels.

 

Ses caprices sont chers et sa violence m'a fait oublier alors que j'écris qu'elle est aussi celle qui cadence les  moments magnifiques.

C'est long tout ça, mais pas autant qu'une vie d'angoisse portée comme la barbe d'un vieillard. J'ai grandi, vécu, beaucoup d'événements n'ont pas été tant ceux d'une fatalité. Je me suis éparpillée, en ai pris plein la gueule, été aimée, détestée, équilibrée paraît-il, je ne grandirai jamais complètement, je m'y refuse.

Le monde adulte est celui du chagrin, c'est ce que j'ai toujours pensé. Mon avis est que la seule panacée est la passion, au pluriel de préférence. Vos marques sont restées sur moi qui n'ai pourtant pas vécu ça et qui ai toujours ri à tel point qu'on ne comprenait pas que je pleure.


Je ne suis pas la seule.

Alors on danse...

 

16 juillet 2019. Tu sais, j'ai regardé votre atelier cet après-midi. Il y a des tiroirs dont je pense que ton fils ne les a pas souvent tirés vers lui depuis 70. Il s'activait encore il y a peu dans ces passages. Il n'a jamais su prendre sa retraite. Il a fait semblant de le faire et encore. Tard. Il a travaillé comme un dingue après toi. Ingénieux aussi, considéré également. Mais il n'a rien trié. Puis tout s'est dégradé comme le fait le temps quand on ne ne touche à rien. Il y a toutes vos archives. Ce qui était beau sans doute est devenu effrayant. Par respect pour le passé, il n'a rien touché, écrasé un peu par vos forces et l'admiration qu'il vous portait. Mais il y a eu la crise, tu sais. Tu travaillais dans une époque prospère. L'atelier ressemble au gâteau de Lady Havisham. Ton petit-fils ne cite que ton nom comme si ton fils n'avait été que virtuel. Le même petit-fils qui t'a pleuré, que tu aurais pu retenir de ses violences qui tuent l'innocence et la douceur que je n'ai pu garder. En quoi étais-je responsable de t'avoir survécu, dès 2 ans ?! Je n'ai jamais eu aucune attirance pour le rôle de victime, encore moins de m'y complaire. Alors j'ai serré les dents, lutté mal et bien. Ton histoire a fait basculer la nôtre, par la faute d'une question apparemment anodine par téléphone. La fatalité est une manipulatrice. Cet homme a été son premier objet. Comment aurait-il su ? Et puis, comment pourrais-je penser qu'il est reparti avec ce qu'il a été le premier à constater, les mains dans les poches. Impossible. Impensable.:-(

 

J'ai commencé à être en alerte très jeune et en colère sans savoir pourquoi ça bouillonnait. Je ne connaissais pas encore ce qu'était le destin. Il manquait quelque chose pour qu'une famille soit unie, accordée. C'était toi la pièce essentielle qui faisait défaut, je ne le savais pas et ignorais la place énorme d'un homme dont je ne me souvenais même plus de la voix. 

Mon autre grand-père m'a épaulée de son équilibre, de sa gentillesse, de son calme. Il n'y a pas eu de translation de caractère :-) mais il en a gardé mon inconditionnalité.

Moi, je pars dans tous les sens, ou bien je contemple. L'inverse de tout ce que tu étais (énergique et posé, on ne m'a pas parlé de tes contemplations :-) ). 

 

 

 

Une moto, un camion. Un grand coffret mural et un cadenas. Il me semblait aussi. Ca se fait, les cadenas, les armures.

J'ai aéré au 1er. J'ai poussé la lourde porte coulissante. J'ai retrouvé des pigeons. Ca ne peut pourtant pas être les mêmes qu'il y a un mois. Ils ont l'air en forme, mais effrayés. Je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas l'air de pouvoir repérer le point par lequel ils sont passés pour entrer. Moi, je ne le vois pas.

Ils ont eu tellement peur qu'il se sont croisés au-dessus de moi, ils doivent être 6 ou 7. J'ai baissé la tête et, rien de très original, pensé instinctivement à Hitchcock. J'aime les oiseaux. Il n'y en a pas 36 000 ! 6 ou 7, c'est modeste.

Je trouve depuis des années que les pigeons faiblissent, la race dégénère, Papy. Ils marchent, volent peu. Ils ne voient pas où est le danger ... Ils comptent sur le ralentissement des roues. Des ailes levées vers le ciel et un corps qu'on ne voit plus, creusé par les pneus démontrent qu'ils finissent par avoir tort.

J'ai ouvert. Ils ont été lents à comprendre, par trouille et par défaut d'orientation. Il se peut que leur yeux se soient trop habitués à l'obscurité, que la lumière les éblouisse. Ils me regardaient de côté comme une ennemie.

Le chemin n'est pas direct. Ils ont volé sur les voitures du garage, j'ai ouvert la grande porte coincée sur la rue en vérifiant que personne ne rentre. Ils étaient libres.

Libres.

Il a fait beau, Papy, un peu trop chaud encore. C'est un beau jour de France.

 

J'ai été un peu longue, je m'en doutais, je n'ai pris personne en traître. C'est parce que je n'ai pas de crayon à papier. "Appi ? bon " (compris ? bon).  Ca n'est pas drôle, mais pour aujourd'hui, je ne suis pas en phase avec l'humour.

J'ai continué à garder dans mon jargon de l'époque, l'écho de quelques-unes de tes expressions, quelques syllabes perçues par mon oreille d'enfant, paraît-il. Paraît-il. Qu'est-ce qu'il faut croire, Papy ?

 

 

A toi, Lucien Edouard Capdepuy de Lévignacq (Landes) et merde à Belin-Beliet :-(

Je le garde, ton calepin. Dessus, il y a une réalité, celle de tes 21 ans, que même le temps n'a pas su nous enlever et que rien n'a déformé. Je ne me suis pas rendu compte que tes 21 ans ont presque 100 ans. Ce centenaire doit être fait pour rester jeune : sous ce crayon de papier de 1922, je te vois.

 

                                                     Corine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ps du 06 octobre 2019 : ce que c’est que de vider 3 étages (dont le grenier) durant des mois… Je viens juste de lire le procès de plainte pour homicide involontaire dont l’enveloppe était fermée par ton épouse sur un passé dont elle ne se remit jamais, après avoir tenté de lutter, en appel. Autant dire, en vain.

Par le rapport de ce procès, si personne n’a failli à son serment de dire « toute la vérité, rien que la vérité », j’en sais plus et mieux. Pour ce qu’il en est de la conclusion, ce mot lié de "non-lieu" ne manque jamais de choquer. La facilité d’accès dans ces locaux reste impardonnable, les panneaux n’y changent vraiment pas grand chose. Comme tu l’as répondu à M Chaudoit qui tentait de te prévenir, averti par le bruit d’un grésillement : « ce ne serait pas accessible si la haute tension était branchée ». Je persiste à être d’accord.

Il y a de quoi être en colère contre l'injustice, mais aussi contre toi qui as insisté sans aucun intérêt personnel, si ce n’est celui de ta curiosité à laquelle s’associait ton optimisme. Ca se confirme. Tu n’y as pas cru. Tu es retourné te frotter à la mort que tu n’aimais pas, mais que tu n’as pas reconnue, tu as poussé les grilles. La première fois, c’est passé, la seconde, non. Désolant, de quoi s'arracher les cheveux. Bien sûr, mes regrets ne changent pas.

L’avocat en charge de plaider pour que soit reconnu l’homicide involontaire en 1971 est décédé récemment, en mai 2019, à l’âge de 82 ans. Une autre âme de la fin de l'histoire s'est rendue. Les coïncidences aiment s'inviter dans la vie et la mort. Je n'en pense rien. Beaucoup d'infos d'un coup, mais la ceinture de mes questions semble presque bouclée.

 


17/07/2019
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Je lève mon jour au ver !

Je commence ce jour et déroge à la dignité des devoirs du silence lors d’une fermeture, mais j’ai été trop frappée par ma très brève, mais intense écoute d’une émission ce 09/07/19 pour n’en rien dire.  

 

Il était question d’un livre sur les vers de terre. J’ignore la date de sa sortie, je l'apprends juste. J’ai failli changer de poste, par répulsion. Bien m’en a pris de n’en rien faire. C’était passionnant, le livre ne peut que l’être.

En cherchant sur le Net, je pense qu’il s’agit d’"Eloge du ver de terre. Notre futur dépend de son avenir", de Christophe Gatineau.

 

Maintenant que j’ai cité le sujet et le nom, rien ne m’empêche de le cuisiner un peu (c’est abstrait. Malgré mon respect pour des cultures différentes, je ne pourrai jamais avaler ce genre d’animal).  

 

 

Peu porté sur le sport, le ver court cependant... un grand danger. Le ver est une des nombreuses espèces du 21ème siècle menacées de disparition par les engrais chimiques et des pesticides, donc par l'homme, une fois de plus.

 

De lui, dépend la qualité des sols qu'il fertilise, aère, déplace. Le ver est donc écologiquement déterminant.

 

Nous nous flattons d'être des êtres secourables, mais nous sommes-nous jamais préoccupés de la vie et de la mort d'un ver de terre ? De sa raison d’être ? De se lever sans patte chaque matin sans queue ni tête ? De sa solitude cachée ? De la limitation de ses ambitions, de son parcours, de ses loisirs ?

Avons-nous jamais étudié, avant d'évacuer dédaigneusement les turricules de ce lombric, ce que représente pour son genre cette planète qu’il fait grouiller de son travail sans compter ses heures ? Sans se plaindre des conditions de travail, à l'ombre dans l’humidité, sous le foin ? Dans le bois ?

Vous en êtes-vous souciés ? Non ? Moi non plus.

Nous avons d'autant moins à nous plaindre de lui que, humble sous nos climats, il est de taille raisonnable.

 

Bien qu'en étant privé, le ver participe aux divertissements. Combien de pêcheurs rentreraient chez eux bredouilles sans l'appât qu'il est ? (cruels et ingrats que nous sommes) 

 

Il est journellement question, à raison, des espèces menacées. Mais qu'en est-il de notre ami ? La biodiversité ne dépend pas de notre sélection.

J’ai entamé mon mea culpa, encore que nous n’ayons pas été mis en contact lui et moi, depuis quelques années. Je n’ai jamais eu un geste de sympathie ni de reconnaissance envers un ver. Je ne les tue pas, je crie et cours, au mieux je les déplace.

Le ver n’est pas aimé.

On peut se prendre à supputer que la seule chance qu'il possède est qu'il ignore ne pas en avoir. Quoique, à bien y réfléchir, ne dis-je pas de bêtise ? Est-il si peu instruit de son infortune ? Car vous ne verrez jamais un ver au casino. Pourquoi ? Après tout ?

Est-il si ignorant que c’est un lieu trop propre, trop passant, pour que son sort n'y soit pas très promptement tranché ?

Si innocent serait-il, pourquoi ne lui prendrait-il pas l’envie, comme ça, un soir sobre ou de cuite, de se dire qu’il est bien peu de chose et qu'il va tenter le tout pour le tout ? Nous, on sait bien qu'il se perdrait dans une roulette, finirait fracassé par un dé, ou sous un pied, ou étranglé par un levier tandis que tourneraient les rouleaux d'une machine à sous.

Voire écrabouillé dans un sandwich où il se serait glissé, gourmand. Mais lui que sent-il dans sa cervelle nerveuse ?

Chaussure, levier ou sandwich, agonisant entre 3 tomates, 1 feuilles de salade, des cris outrés et 2 molaires, le ver n'en serait pas plus susceptible (il est sourd, ça aide). Mais là n'est pas le problème.

 

La vie du ver, à ce propos, ne nécessite aucune prise de précaution. Il se passe de notre communication. Un langage manuel, ou corporel lui serait difficile à comprendre par pénurie de références.

Le ver manque de beaucoup de choses. Son utilité est donc d’autant plus estimable. 

La Nature en bonne reine, a la force de Sa pression. Il sent sans savoir qu'il est vain de changer et c'est balaise pour cause de défaut de matériel : il ne brille pas non plus par ses dons intellectuels.  

 

 

 

Une suggestion :

Ne pourrions-nous pas modérer le nombre croissant de nos incinérations pour le bien de l'Humanité ? Toutes les cendres ne sont pas bénéfiques à la terre loin de là. On fait des urnes actuellement, mais on nous rajoute des graines dessus avec pour projet que se dresse un arbre. C'est de la triche. Reconnaissons-le, on n'est pas terrible là-dessus.

Ne faudrait-il pas un temps pour tout, afin que justice existe ? Il y a bien celui où le ver a droit à la pêche ! N'est-il pas ?!

 

Vantons avec vigueur la valeur du ver et arrêtons de le voir en vaurien, se vautrant en vautour visqueux sans verve, au ventre de vaseline.

Préservons la vocation vitale du ver vendangeur victime de votre virulence.

 

 

 

A la tienne, le ver ! 

 

 

                                                                Corine

 

 

Ps : c'est une provocation gratuite et humoristique (dans l'idée !) : de nombreuses espèces se contentent de la terre et de morceaux de feuilles.

 

 

 


10/07/2019
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